L’Iran, Israël et les USA
dans un tourbillon
moyen oriental
Commençant à
peine de sortir du bourbier irakien et trop préoccupée par l’impact de la crise financière, au terme d’un double mandat de néo-conservatisme que l’histoire retiendra comme l’un des plus néfastes
pour les USA, et le monde après guerre. La nouvelle administration américaine d’Obama, semble vouloir privilégier le dialogue avec l’Iran.
Alors, s’agit-il d’une remise en cause de la politique américaine au Proche Orient ou d’un simple discours visant à apaiser les tensions dans cette région en attendant des jours meilleurs ou
s’agit-il d’un recule tactique avant d’y engager doucement mais sûrement un énième bras de fer avec l’Iran ? Seul le futur pourra nous répondre ! en revanche ce qui est sûr c’est que la
colonisation va se poursuivre et aussi l’occupation des territoires palestinien, libanais et syrien et de l’autre coté les milices principalement le Hezbollah et le Hamas antisémites
idéologiquement et très volantes ne vont pas manquer d’alliés dans cette région
Mais pour comprendre les enjeux des différents conflits du Proche Orient et qu’il faut bien préciser qu’ils prennent tous sans exception leur source en Palestine, il faut d’abord bien connaitre
les objectifs de la création de ce qu’on appelle l’idéologie sioniste et l’évolution de cette mouvance à travers le temps.
Je n’aborderai pas ce sujet maintenant car il est très long tout ce que je peux dire que c’est une idéologie politique sur un fond religieux apparue au XIXe siècle, le sionisme entendait
permettre aux Juifs d'avoir un État.
A la base de ce mouvement, plusieurs facteurs déterminants liés à l’histoire des juifs
et à leur religion, ce qui explique que aujourd’hui qu’Israël est un pays religieux de nature où les véritables forces laïques comme le Haaretz par exemple son marginales et sans avenir politique
réel bien que le pays jouisse d’une certaine forme de démocratie de façade il a du mal a trouver un équilibre entre ses ambitions nationales et le risque de la laïcisation de sa société et de son
climat politique, mais surtout comment adapter le projet juif suite à la montée du nationalisme politique et de l’antisémitisme en Europe et partout dans le monde.
Il existe actuellement des groupes chrétiens, favorables au sionisme, dont un courant fondamentaliste protestant évangéliste spécifique dit "le sionisme chrétien", qui va au-delà d'une simple
sympathie. Ce courant de pensée basé sur une croyance biblique religieuse très particulière
( la Terre
Sainte messianique c'est-à-dire la Palestine doit subir dans sa totalité la domination juif complète et seule cette situation permettra le retour de Jésus et la conversion de l'humanité au
christianisme y compris les juifs eux même ) le plus drôle c’est que
toute la politique étrangère de la plus grande nation du monde actuel pendant au moins les huit dernières années de néo-conservatisme était basée en partie sur ce commandement là.
Bien que leur objectif ne soit pas le même que celui des sionistes juifs puisqu'il implique à terme la conversion au christianisme de ces derniers, les sionistes chrétiens, très puissants dans
les hautes sphères du pouvoir américain, ont toujours présenté un soutien fervent à l’Etat d’Israël depuis sa création en 1948.
Leur formidable influence politique, notamment chez les Républicains, explique en partie le soutien inconditionnel des gouvernements américains successifs à Israël et leur passivité face à la
colonisation israélienne de la Palestine et surtout à Jérusalem, même si ceci s’explique largement par un objectif géostratégique commun aux deux Etats ; un Etat d’Israël fort et dominant
dans un Proche Orient peu développé est déterminant pour maintenir une suprématie américaine dans le monde.
Formulée par ² la
doctrine des périphéries ² a la fin
des années 50, David Ben Gourion voulait qu’Israël forme des alliances avec des nations non arabes de la périphérie, pour affaiblir ses ennemis arabes qui sont sur le front.
Comme la Turquie, l’Iran allait ainsi constituer l’un des alliés les plus sûrs des américains et d’Israël aussi.
Mais c’était sans compter avec les leaders religieux iraniens qui cherchèrent depuis longtemps la tète du Chah lui qui voulut trop vite «occidentaliser l’Iran à l’instar d’Atatürk en Turquie des années 20, et de porter sérieusement atteinte au caractère musulman du pays très conservateur et parmi les fautes historiques du Chah la célébration en 1971 les 2500 ans de monarchie perse et le remplacement en 1976 du calendrier musulman par un calendrier "impérial perse" . De plus, le manque des libertés, la répression violente des opposants, l’inégalité sociale très flagrante, la corruption, l’incompétence et la médiocrité du pouvoir en place, l’extravagance très exagérée et isolante de la famille impériale alors que le peuple crève sous la pauvreté et enfin cette alliance suspecte avec les américains tout ces éléments ensemble ont conduit à la chute du Chah et à sa fin humiliante. La fameuse révolution islamique éclata en 1979 comme alternatif et c’est cette révolution qui alla bouleverser et qui continue à nos jours de bouleverser les rapports des forces et les données géostratégiques de cette région explosive.
En effet, craignant l’expansion de la révolution islamique dans tout le monde musulman, les occidentaux surtout les USA et la France mais aussi les soviétiques encouragèrent Saddam Hussein, fraichement arrivé au pouvoir en Irak (1968) à déclencher une guerre contre le voisin perse, une guerre sanglante et épuisante qui durera de septembre 1980 à août 1988 une guerre qui fini par un Iran très affaibli et un Irak très endetté.
Avec un Irak lourdement endetté et un prix du pétrole trop bas pour cause de surproduction par les pays de l’OPEP à cette époque là, Saddam Hussein, se sentait trahi par les occidentaux et les monarchies du pétrole, autrefois ses alliés pendant la guerre contre l’Iran.
Devenu incontrôlable et trop menaçant tant pour les champs de pétrole que pour Israël, les américains, lui laissent entendre par leur ambassadeur à Bagdad (devinez qui ? April Glaspie futur bras droit de Donald Rumsfeld !!!!!) Au cours d’une entrevue en juillet 1990, qu’ils (les américains) n'ont pas d'opinion sur les conflits internes opposants deux pays arabes. Saddam Hussein décide alors avec beaucoup de stupidité et de naïveté d’envahir le Koweït, le piège se referma et c’est la première guerre du Golfe (1990-1991) et qui a ramena massivement l’US force sur le sol arabe pétrolés qui dure jusqu'à nos jours et peut être jusqu'à la fin de l’ère du pétrole.
Au terme de cette première guerre, l’Irak garda son dictateur vaincu et on plus va connaître un blocus terrible sans précédant décidé par la communauté internationale c'est-à-dire par l’occident, qui durera jusqu’en 2003 faisant plus de un million et demi d’enfants morts victime de cette embargo inhumain sans compter les vieillards, les handicapés et autres victimes bref En 2003 déclenchement de la deuxième guerre du golf qui aboutira finalement au renversement du régime cruel de Saddam Hussein et à quel prix ?!!!.
Mais l’ironie de l’histoire réside dans le fait que cette guerre, qui ne s’est pas encore complètement dénouée à nos jours, cette guerre tant souhaité par les sionistes chrétiens et juifs, semble aujourd’hui devenir leur cauchemar et profiter le plus à la république islamique et comme un malheur ne vient jamais seul la position turque jusque là juger très sûr commence a dérivé loin de la ligne souhaitée par l’axe Washington Tel-Aviv.
En effet, l’Iran sentant d’un coté une menace qui monte sans cesse et de l’autre une relative faiblesse américaine, profite de l’opportunité et décide d’opter pour une politique agressive et une stratégie de surarmement, son budget militaire en 2008 arrive à 9.7 milliards de dollars c'est-à-dire supérieur à son homologue israélien, résultats la production de missiles tactiques au point de déclarer officiellement, fin janvier 2009, l’autosuffisance scientifique et logistique en matière de la maitrise de base de la chaine productive de certains armes balistiques très menaçantes (des missiles sol-sol, sol-air, missiles de combat maritime et même des missiles porteurs de satellites ) on plus la portée et l’efficacité des ces armes pourront être améliorés à l’avenir. Il poursuit également l’enrichissement de l’uranium sous control de l’AIEA ce qui fait froid au dos des israéliens.
Parallèlement, à l’instar des américains dont la politique dans la région a incidemment provoqué la révolution islamique en Iran en 1979, Israël, en envahissant le sud Liban en 1982 pour chasser les palestiniens de Yasser Arafat a contraint les musulmans chiites de ce pays à créer le Hezbollah, qui grâce à sa coopération militaire étroite avec l’Iran depuis sa sortie de la guerre avec l’Irak, a fini par infliger à Israël sa première défaite militaire pure en 2006 ( 157 morts dans l’armée et plus de 700 blessés graves et plus de 1600 blessés léger alors que la milice n’a perdu que 42 miliciens « je parle uniquement des pertes militaires des deux cotés et non pas des pertes civiles »!!!!! c’est hallucinant….. plus de 500 000 israéliens déplacés, 31 merkavas détruites totalement et 22 autres endommagées ou touchée… .3 hélicoptères apache abattues, une frégate ‘‘Saar v ’’ touchée et 3792 missiles sur les villes nord d’Israël y compris Haïfa la 3eme grande ville du pays à tout cela s’ajoute une perte économique de 4.2 milliards de dollars soit environ la moitie du budget militaire…… tout ça par une milice ?!!! Mais qui s’est adapter aux conflits contre des armées régulières plus fortes).
Ce type de collaboration, l’Iran l’entreprend également avec le mouvement islamiste de résistance palestinien le Hamas, qui dispose aujourd’hui d’une capacités militaires relativement inferieure à son cousin Hezbollah, et une géographie des territoires dans lesquelles il agit close avec une situation politique moins propice à la résistance armée qu’au sud Liban mais même dans ces conditions là Tsahal n’arrive pas a marquer un coup de succès militaire claire et sans ambigüité, avec ce nouveau échec Israël n’a plus de dissuasion face aux milices.
Courant 2008, l’administration américaine sortante a refusé de s’engager dans une frappe contre l’Iran, option ardemment souhaitée par Israël. Celle-ci a dû, fin décembre 2008 déclencher une guerre, préparée six mois plutôt, qui visait la destruction du Hamas dans la bande de Gaza et son infrastructure, mais qui a dû être arrêtée unilatéralement par Israël au terme de 23 jours de bombardement aveugle visant plus les civils qu’autres choses faisant plus de 1.300 morts, essentiellement des civils dont plus de 40% d’enfants, et plus de 5.000 blessés un échec supplémentaire pour Israël, en plus l’image de l’état hébreux dans le monde a pris un sérieux coup et le Hamas non seulement il est toujours là mais il est politiquement plus fort que jamais et jusqu'à ce jour il continu de lancer des roquettes sur Israël .
La position fondamentalement radicale du mouvement sioniste à propos de la doctrine et de la politique coloniale d’Israël, n’a donc pas fini de menacer la stabilité au Proche Orient et dans le monde, regardez même l’Amérique latine, maintenant commence a avancer ses pions dans la région et. Tant que les américains ne se décident pas à œuvrer sérieusement pour instaurer une paix juste et équitable, il y aura sûrement d’autres conflits multi-tentaculaires, et tous les regardes aujourd’hui sont fixés sur le sud du Liban car Obama vu l’état économique et militaire du pays n’osera jamais s’attaquer à l’Iran au moins au moyen terme et à défaut le monde commence a admettre un Iran nucléaire mais Israël de Benjamin Netanyahou ne compte pas s’assoir sur son échec de 2006 et surement il va tenter de régler ses comptes avec l’Iran au Liban comme d’habitude alors rendez vous pour la prochaine épisode sanglante au Liban sud .